L’intelligence émotionnelle

 

Les travaux du Docteur Antoni Damasio ont montré l’interaction entre la pensée et les émotions.

Pour Alfred Binet, psychologue du début du XXe siècle, connu pour la mesure du quotient intellectuel et son test de QI, l’intelligence serai l’ensemble des capacités intellectuelles qui permettent de prédire le « succès d’un individu ». Selon cette définition, plus on a un QI élevé, plus on aurait de chance de réussir dans la vie. Plus tard, les chercheurs ont mis en exergue une autre forme d’intelligence : l’intelligence émotionnelle. La notion de quotient émotionnel (QE) est née, incluant la maîtrise de soila motivation, le respect d’autrui qui permet de réussir nettement mieux dans la vie, de manière d’autant plus significative que l’on possède un Qi élevé. Selon Daniel Goleman, Docteur en Psychologie qui a largement contribué à faire connaître le QE au grand public, « la maîtrise de l’intelligence émotionnelle serait un meilleur gage de succès dans l’existence que le QI ». David Servan-Schreiber, dans son livre Guérir, rapporte même que selon certaines études « moins de 20% de la réussite pourrait être attribuée au QI. D’autres facteurs, plus importants que l’intelligence abstraite et logique, sont responsable du succès à 80% ».

La notion d’intelligence émotionnelle repose sur les observations du neuroscientifique Joseph Ledoux. En 1990, ce professeur de New York University s’est aperçu qu’une petite partie des stimuli provoquant nos émotions n’était pas traité au niveau du cortex, mais au niveau de l’amygdale. Structure du système limbique du cerveau et du siège de la mémoire émotionnelle, l’amygdale du cerveau est le lien entre nos réactions de peur et tous les systèmes sensitifs de notre corps. Une part de nos émotions échappe à tout contrôle rationnel. C’est pourquoi nous avons tant de peine à nous maîtriser dans des moments d’émotions intenses tels que colère, rage, jalousie, peur, etc.

La maîtrise des émotions, qui se développe grâce aux expériences répétées de l’enfance et de l’adolescence, contribue à façonner ce circuit.

De nombreux travaux en neurologie, en psychologie et en management, ont montré la différence existant entre la pensée cognitive, l’intellect et l’intelligence émotionnelle, l’affect.

Ils ont montré que le cerveau rationnel n’est pas localisé au même endroit que le cerveau émotionnel : le premier est situé dans la néocortex et localisé dans les lobes frontaux et contient notre capacité de réflexion et de perception ; quant au cerveau émotionnel, il est situé dans les zones subcorticales et localisé dans l’amygdale et les circuits neuronaux associés, c’est lui qui contrôle nos émotions (peur, colère, tristesse, joie…). En ce qui concerne les régions cérébrales impliquées dans les émotions, l’amygdale tien une place prépondérante dans le traitement de celles-ci. En général, les lobes frontaux (partie antérieure du cerveau, située derrière le front) contrôlent les impulsions de l’amygdale ; celle-ci répondant à des sensations ou pulsions, et non à la raison. Mais en état d’urgence : danger, colère, angoisse…, le cerveau émotionnel inhibe le cerveau rationnel et prend le dessus.

Sachez cependant que ces deux parties du cerveau sont interconnectées et en interaction permanente.

 

La personne dotée d’intelligence émotionnelle présente des habiletés dans les quatre domaines suivants : l’identification, l’utilisation, la compréhension et l’ajustement des émotions. De fait, l’équilibre de ces tendances contraires, non seulement régule ses comportements, mais détermine aussi la qualité de sa pensée et de ses décisions.

                                                                         

Didier Friederich, Psycho-somatothérapeute

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